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Programmes en anglais hors pays anglophones 2026
Comparaisons 7 avril 2026

Programmes en anglais hors pays anglophones 2026

L'Allemagne propose 1 000+ masters en anglais à 0–500 €/semestre. Les Pays-Bas : 2 100+ programmes à 2 530 €/an. Étudier en Europe sans la langue locale.

Équipe éditoriale Study Abroad
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7 avril 2026
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13 min de lecture
| Comparaisons

Tu n’as pas besoin de parler allemand pour étudier dans une université allemande. Plus de 1 000 masters entièrement enseignés en anglais existent en Allemagne — la plupart sans frais de scolarité. Les Pays-Bas proposent plus de 2 100 programmes en anglais pour seulement 2 530 €/an pour les étudiants européens. La Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande offrent tous des centaines de programmes en anglais à faible coût ou gratuitement. Les pays non anglophones accueillent aujourd’hui plus de 10 000 diplômes enseignés entièrement en anglais. Ce guide t’indique où les trouver, ce qu’ils coûtent et quelles perspectives professionnelles tu peux réalistement en attendre.

Consulte nos guides pays : Allemagne, Pays-Bas, France. Pour une comparaison de coûts avec les pays anglophones, lis notre comparatif USA, UK, Canada, Australie.

Pourquoi choisir un pays non anglophone ?

La raison principale est le coût. Un master dans une université publique allemande coûte 0–500 €/an en frais de scolarité. Le même diplôme dans une université Russell Group britannique coûte 20 000–35 000 £. C’est une différence de 25 000–50 000 € pour un programme de 2 ans. Les dépenses de vie sont aussi plus faibles : une chambre partagée à Berlin coûte 700–900 €/mois. À Londres, la même chambre coûte 1 200–1 800 £.

La deuxième raison est la qualité. La TU Munich est classée #37 dans le monde ; Delft #47 ; l’ETH Zurich #7. Ce ne sont pas des institutions de second rang. Elles attirent des étudiants sérieux et ont des liens forts avec les employeurs européens dans l’industrie et la technologie.

La troisième raison concerne les opportunités après les études. L’Allemagne offre un visa de recherche d’emploi de 18 mois ; les Pays-Bas une autorisation d’orientation d’1 an. L’Allemagne dispose aussi d’une voie rapide vers le titre de séjour permanent pour les travailleurs qualifiés.

Meilleurs pays pour les programmes en anglais

Pays Programmes en anglais Frais (international) Dépenses de vie/mois Travail post-études
Allemagne 1 000+ (surtout master) 0–500 €/semestre 800–1 200 € 18 mois visa recherche d’emploi
Pays-Bas 2 100+ (tous niveaux) 2 530 €/an (UE) — 8 000–20 000 €/an (hors UE) 900–1 300 € 1 an autorisation d’orientation
Suède 900+ 0 € (UE) — 7 000–12 500 €/an (hors UE) 900–1 200 € 1 an recherche d’emploi
Danemark 600+ 0 € (UE) — 6 000–16 000 €/an (hors UE) 1 000–1 400 € 6 mois recherche d’emploi
Finlande 600+ 0 € (UE) — 8 000–18 000 €/an (hors UE) 700–1 000 € 1 an recherche d’emploi
France 1 200+ 2 850 €/an (universités publiques) 800–1 400 € 1 an carte de séjour
Italie 500+ 0–3 000 €/an (public) 700–1 100 € 1 an recherche d’emploi
Espagne 700+ 1 500–4 000 €/an (public) 700–1 100 € 1 an recherche d’emploi

Allemagne : 1 000+ masters gratuits en anglais

Les universités publiques allemandes prélèvent seulement un droit d’administration semestriel de 150–500 €. Les frais de scolarité eux-mêmes sont nuls. Plus de 1 000 masters sont dispensés en anglais, principalement en STEM, ingénierie, économie et management. Universités clés avec de solides programmes en anglais :

  • TU Munich (QS #37) : M.Sc. en Robotique, Informatique, Management, Ingénierie biomédicale
  • RWTH Aachen (QS #106) : M.Sc. en Génie informatique, Génie électrique
  • LMU Munich : Master en Économie, Psychologie neuro-cognitive, Informatique
  • TU Berlin : Informatique, Économie, Design urbain
  • Université de Mannheim : Master en Management, Finance, Science des données

Les licences en anglais dans les universités allemandes restent rares. La plupart des programmes en anglais sont au niveau master. Recherche tous les programmes sur la base de données DAAD (daad.de). Les programmes très demandés (TU Munich, TU Delft) exigent souvent un dossier exceptionnel avec IELTS 7.0+ et une moyenne universitaire dans le top 20%. Après l’obtention du diplôme, le visa de recherche d’emploi de 18 mois te laisse le temps de trouver un poste. Consulte notre guide complet sur l’Allemagne.

Pays-Bas : 2 100+ programmes en anglais, vie quotidienne en anglais

Les Pays-Bas ont la plus forte densité de programmes en anglais en Europe continentale. Plus de 90 % des Néerlandais parlent anglais couramment. Les frais pour les étudiants hors UE sont en moyenne de 8 000–20 000 €/an. Les étudiants UE/EEE paient 2 530 €/an.

Meilleures universités pour les programmes en anglais :

  • TU Delft (QS #47) : Génie, Architecture, Aérospatiale, Informatique
  • Université d’Amsterdam (QS #54) : Économie, Droit, Sciences sociales, Science des données
  • Université technologique d’Eindhoven : Design industriel, Génie électrique, Informatique
  • Université de Leyde : Droit, Études internationales, Sciences biomédicales
  • Rotterdam School of Management (Erasmus) : Business, Comptabilité, Finance

Après le diplôme, l’Autorisation d’orientation (Zoekjaar) d’1 an te permet de chercher un emploi. Un salaire supérieur à 5 688 €/mois ouvre la voie au permis de migrant hautement qualifié. Voir notre guide sur les Pays-Bas.

Scandinavie : Vivre et étudier en anglais

Les Pays-Bas, la Suède, la Norvège et le Danemark occupent le top 4 mondial de l’indice EF English Proficiency 2024. Étudier et vivre en anglais en Scandinavie est entièrement réaliste.

Suède

Étudiants UE : 0 €. Hors UE : 7 000–12 500 €/an. Plus de 900 programmes en anglais. Meilleures institutions : KTH (QS #54, STEM), Chalmers (ingénierie, architecture), Université de Stockholm. Vie à Stockholm : 900–1 200 €/mois.

Norvège

Tous les étudiants — y compris les internationaux hors UE — paient 0 € de frais dans les universités publiques. Exceptionnel au niveau mondial. Dépenses de vie élevées : Oslo 1 200–1 600 €/mois. Environ 400 programmes en anglais. Meilleures institutions : Université d’Oslo (QS #121), NTNU (ingénierie robuste).

Danemark

UE : 0 €. Hors UE : 6 000–16 000 €/an. Copenhague : 1 000–1 400 €/mois. 600+ programmes en anglais. Meilleures institutions : Université de Copenhague (QS #97), Université technique du Danemark (DTU, ingénierie et durabilité). Visa de recherche d’emploi de 6 mois après le diplôme.

France : 1 200+ programmes en anglais à 2 850 €/an

Les universités publiques françaises ne prélèvent que 2 850 €/an pour tous les étudiants internationaux. Principales institutions avec de solides programmes en anglais : Sciences Po (relations internationales, sciences politiques), Sorbonne (sciences, humanités) et INSEAD (top mondial pour le MBA). Les grandes écoles comme l’École Polytechnique et CentraleSupélec proposent des masters en anglais de 500 à 15 000 €/an. Paris : 1 100–1 500 €/mois. Lyon et Toulouse : 700–1 000 €/mois. La France accorde une carte de séjour “Recherche d’emploi ou création d’entreprise” d’1 an après le diplôme.

Finlande : Gratuit pour l’UE, qualité pour tous

La Finlande propose 600+ programmes en anglais. UE/EEE : 0 €. Hors UE : 8 000–18 000 €/an avec des dispenses pour les meilleurs candidats. Dépenses de vie : 700–900 €/mois à Tampere ou Turku ; 900–1 100 € à Helsinki. Meilleures institutions : Université Aalto (design, tech, business — fort écosystème startups), Université d’Helsinki, Université de Tampere.

Italie et Espagne : Faibles frais, style de vie méditerranéen

Italie

Les universités publiques italiennes prélèvent 0–3 000 €/an (selon les revenus, avec des dispenses totales pour les plus modestes). 500+ programmes en anglais concentrés au Politecnico di Milano (QS #139, ingénierie et design), à l’Université Bocconi (top 10 européen en business) et à l’Université de Bologne. Villes : Rome et Milan 800–1 100 €/mois ; Bologne ou Trente 600–800 €/mois. Consulte notre guide des masters les moins chers en Europe pour les détails sur l’Italie.

Espagne

Les universités publiques espagnoles prélèvent 1 500–4 000 €/an. 700+ programmes en anglais, principalement au niveau master. Institutions clés : IE Business School (top MBA), Universidad Autónoma de Madrid, Universidad de Barcelona. Dépenses de vie : Madrid et Barcelone 900–1 200 €/mois ; Salamanque, Séville, Valence 600–850 €/mois.

Ce dont tu as réellement besoin en termes de langues

Pays Anglais suffisant pour le diplôme ? Anglais pour la vie quotidienne ? Langue locale pour l’emploi ?
Pays-Bas Oui, entièrement Oui, pleinement pratique Utile mais non requis dans les entreprises internationales
Allemagne Oui, pour les programmes en anglais Partiellement — l’allemand utile au quotidien Généralement requis (B2–C1)
Scandinavie Oui, entièrement Oui, très pratique Utile ; non requis dans les entreprises internationales
France Oui, pour les programmes en anglais Partiellement — français requis hors grandes villes Généralement requis (B2+ en français)
Italie Oui, pour les programmes en anglais Partiellement — italien requis hors campus universitaires Requis pour la plupart des entreprises locales

L’essentiel à retenir : tu peux étudier en anglais dans tous ces pays. Pouvoir travailler à long terme en anglais dépend beaucoup du secteur. Les entreprises internationales (tech, finance, conseil) fonctionnent souvent en anglais. Le secteur public, les cabinets d’avocats et les PME locales exigent presque toujours la langue locale.

Meilleurs domaines pour les programmes en anglais hors pays anglophones

  • Ingénierie et technologie : Allemagne (TU Munich, RWTH Aachen), Pays-Bas (TU Delft), Suède (KTH). Meilleur choix et qualité.
  • Business et management : Pays-Bas (Rotterdam, Amsterdam), France (INSEAD, HEC), Espagne (IE Business School), Allemagne (Mannheim).
  • Informatique et science des données : Pays-Bas, Allemagne, Suède et Finlande proposent tous de solides programmes en anglais.
  • Sciences de la vie et biotech : Pays-Bas (Leyde, Wageningen), Allemagne (Heidelberg, Munich), Suède (Karolinska pour le doctorat).
  • Durabilité et environnement : Scandinavie (DTU, Chalmers, KTH) — leaders mondiaux en anglais dans ces domaines.
  • Sciences sociales et relations internationales : Pays-Bas (Amsterdam, Leyde), France (Sciences Po), Allemagne (Hertie School Berlin).

Bourses principales

  • DAAD (Allemagne) : Bourses complètes (861 €/mois + frais) pour les étudiants en postgraduat dans les établissements allemands.
  • Orange Tulip Scholarship (Pays-Bas) : 5 000–20 000 €/an pour les étudiants de certains pays dans des établissements néerlandais.
  • Swedish Institute Scholarships : Couverture complète (frais + 11 000 SEK/mois d’allocation de vie) pour les pays éligibles.
  • Erasmus+ (étudiants UE) : 300–500 €/mois de subventions de mobilité pour les étudiants UE qui étudient dans un autre pays UE.
  • Bourse Eiffel Excellence (France) : 1 181–1 400 €/mois pour les étudiants en master dans les établissements français.

Pour l’aperçu complet des études à faible coût, consulte notre guide des masters les moins chers en Europe. Pour les comparaisons de programmes STEM par pays, voir notre guide des meilleurs pays pour les étudiants en STEM.

Questions fréquentes

Faut-il apprendre l’allemand pour étudier en Allemagne ?

Non, pas pour un master enseigné en anglais. Plus de 1 000 masters allemands sont dispensés entièrement en anglais. Cependant, des bases en allemand (A2–B1) sont très utiles au quotidien : les démarches administratives, les propriétaires et les petites villes sont plus difficiles à gérer sans allemand. Si tu veux rester et travailler en Allemagne après ton diplôme, l’allemand est pratiquement incontournable pour la plupart des emplois hors grandes entreprises internationales. Le visa de recherche d’emploi de 18 mois te laisse le temps de progresser en allemand. La plupart des universités proposent des cours d’allemand gratuits ou très accessibles pour les étudiants internationaux.

Quel score IELTS faut-il pour les programmes en anglais dans les pays non anglophones ?

Les exigences varient selon l’établissement et le programme. La plupart des universités néerlandaises et allemandes demandent IELTS 6,5–7,0. Les programmes très compétitifs (TU Munich Informatique, TU Delft) exigent souvent 7,0 ou plus. Les universités françaises demandent généralement IELTS 6,5–7,0. Les universités scandinaves sont généralement cohérentes à IELTS 6,5. Certains programmes acceptent le TOEFL (généralement 88–100), le PTE Academic ou le Cambridge C1/C2. Les étudiants issus d’un enseignement secondaire en anglais peuvent être exemptés de tests de langue. Vérifie toujours les exigences spécifiques du programme — elles peuvent différer significativement au sein d’un même établissement.

Un diplôme allemand ou néerlandais vaut-il autant qu’un diplôme britannique ?

Pour la plupart des carrières, oui — surtout en Europe. Un master de la TU Munich ou de TU Delft est reconnu par les employeurs européens comme l’équivalent des meilleurs diplômes britanniques. La différence de coût est décisive : un master allemand de 2 ans coûte environ 2 000–4 000 € au total contre 40 000–70 000 £ pour un programme britannique de 2 ans. Pour les carrières en finance et conseil où le prestige d’Oxford, LSE ou Imperial est spécifiquement recherché, un diplôme allemand ou néerlandais peut être légèrement désavantagé en recrutement britannique. Mais pour la grande majorité des carrières en ingénierie, tech, data et business européen, l’option allemande ou néerlandaise offre un bien meilleur rapport qualité-prix.

Puis-je trouver un emploi en Europe après un diplôme en anglais dans un pays non anglophone ?

Oui, surtout aux Pays-Bas et en Scandinavie. Les Pays-Bas comptent de nombreuses entreprises internationales qui opèrent entièrement en anglais : ASML, Booking.com, Philips, Shell, ING et des milliers de startups tech. L’écosystème tech suédois (Spotify, Klarna) fonctionne aussi largement en anglais. L’Allemagne a le plus grand nombre de multinationales en valeur absolue, mais les entreprises de taille moyenne et les PME exigent généralement l’allemand. En France et en Espagne, la langue locale est requise pour presque tous les postes hors des plus grandes multinationales. Des visas de recherche d’emploi de 6 mois à 1 an sont disponibles partout en Europe. Notre guide des visas post-études détaille chaque pays.

À quel point les programmes en anglais en Allemagne et aux Pays-Bas sont-ils compétitifs ?

Très compétitifs pour les meilleurs programmes. Le master Informatique en anglais de la TU Munich a un taux d’admission inférieur à 15 %. TU Delft Informatique a été aussi bas que 10 %. Université d’Amsterdam Économie : environ 20 %. Ces programmes reçoivent des milliers de candidatures. Les universités allemandes moins connues proposant des programmes en anglais sont plus accessibles et offrent toujours la gratuité des frais. Pour une candidature solide, tu as besoin d’une moyenne dans le top 20 % de ta promotion, IELTS 7,0+, une expérience de recherche ou de stage pertinente et une lettre de motivation ciblée. Une candidature 4–6 mois avant la date limite améliore significativement tes chances.

Les diplômes en anglais sont-ils acceptés par les employeurs à l’échelle mondiale ?

Oui. Les employeurs évaluent l’établissement et le domaine, pas la langue d’enseignement. Un master en Informatique de la TU Munich est reconnu mondialement comme une qualification solide, que le cours ait été dispensé en allemand ou en anglais. Les employeurs tech à Singapour, New York ou Dubaï évaluent la réputation de ton université dans ton domaine et tes compétences. Avoir réussi un diplôme dans un pays non anglophone en anglais démontre une forte adaptabilité — un véritable atout dans les carrières internationales.

Quels sont les risques principaux d’étudier dans un pays non anglophone ?

Trois risques principaux. Premièrement, l’isolement linguistique : les démarches administratives quotidiennes en Allemagne, en France ou en Italie sans la langue locale sont réellement difficiles. Contrats de location, documents d’assurance, formulaires médicaux et démarches gouvernementales nécessitent souvent la langue locale ou un traducteur. Deuxièmement, les limitations de carrière : sans maîtrise de la langue locale, tu es limité aux entreprises internationales. En Allemagne et en France, la langue locale ouvre l’ensemble du marché de l’emploi. Troisièmement, l’intégration sociale : les étudiants locaux dans les universités d’Europe continentale interagissent principalement dans leur langue maternelle. Les communautés étudiantes internationales existent mais peuvent sembler séparées de la vie universitaire locale. Commence à apprendre la langue avant d’arriver.

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